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C’est ce qu’a clamé Luis Mazzantini, l’un des picadors préférés des toulousains, venu le 10 août 1898 à Toulouse prouver sa vaillance dans l’arène des Amidonniers. Il ajoute : "... aux bons toulousains et aux jolies femmes françaises!".

Nous ignorons si cette photographie en noir et blanc d’Eugène Trutat représente bien le picador adulé de l’époque, néanmoins les sources indiquent que la prise fut faite au mois d’août de la même année. Nous y voyons le picador, ou piquero, chevauchant sa monture et prêt à piquer le taureau, armé d’une pique qui peut atteindre les 2.60 mètres de long. Les gradins sont remplis.

Les toulousains ont toujours manifesté un franc intérêt pour les corridas, pris de ferveur face aux shows hispaniques dont les échos retentissaient au-delà des Pyrénées.

De nombreuses associations ont été créées. Le plus ancien club, les Aficionados toulousains, mis en place en juin 1897, annonçait de manière enthousiaste ses objectifs : "Doter Toulouse de vraies courses espagnoles permettant de juger le courage individuel et les enseignements qui, pour le peuple, découlent de ce spectacle. Donner au commerce toulousain un nouvel élément de prospérité en attirant les étrangers dans notre ville. ". Une passion culturelle non dénuée de sens pratique...

Pour en savoir plus...

"Luis Mazzantini y Eguia : su vida, sus hechos, juicios criticos, anecdotas, recopilados", de Uno al Sesgo.