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C’est en 1926, le 11 avril précisément, que le clocher de l’église Notre-Dame de la Dalbade est touché par un éclair lors d’une nuit d’orage et s’effondre au sol. Cette "nuit du grand fracas" a coûté la vie à un malheureux boulanger, ainsi qu’à sa femme, qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment...

Baeta Marie de Ecclesia Albata ou la Bienheureuse Marie de l’Eglise Blanchie, devenue Notre-Dame de la Dalbade, rend hommage à la pureté immaculée de la Vierge. Ses murs, dressés en 541, autrefois blancs car enduits de chaux (nommée aussi albata), sont détruits dans un incendie en 1442. Au même endroit, une nouvelle église est bâtie avec les briques rouges de la région.

Mais à l’incendie s’ajoute la foudre d’un printemps peu clément et son ambitieux clocher haut de 86 mètres, surmonté d’une flèche, ne supporte pas le choc, comme le montre cette photographie en noir et blanc prise quelques heures après le drame. Trois travées de la nef disparaissent ainsi que quatre maisons situées autour de l’église, sans oublier l’orgue qui est sérieusement endommagé. Les habitants des maisons alentours épargnées sont expropriés pour permettre la réalisation d’un nouveau projet d’aménagement de l’église avec la construction d’un nouveau clocher.

Le clocher, fruit du travail de Nicolas Bachelier en 1551, créateur de l’Hôtel d’Assezat et du Pont Neuf, était considéré comme le point le plus haut de Toulouse de 1881 à 1926, après une première reconstruction. Durant la Révolution, la flèche fut détruite car on considérait qu’elle attentait au principe d’égalité. Elle fut reconstruite en 1881.

Pour en savoir plus...

"Eglises et images de Sainte-Marie de la Dalbade du VIe au XXe siècle.", de J. Contrasty, contenu dans "Extrait de la revue historique de Toulouse de 1946".