B315556101_A_MERCEREAU_7_054_1_.jpg

Cette lithographie en couleurs de Charles Mercereau, intitulée "Toulouse" représente l’abside de la plus grande église romane conservée en Europe. Ce document fait partie d’une vaste suite de lithographies publiées par livraison de 1853 à 1876, comprenant 475 planches en deux tirages.

L’église se dresse à Toulouse et couronne la rue du Taur. Elle est classée monument historique et appartient au patrimoine mondial de l’Unesco. Les travaux se sont échelonnés sur plusieurs siècles, du XIe au XVIe siècle.

Cet imposant monument religieux voue un culte, dès sa construction, à Saturnin. Celui-ci fut le premier évêque et martyr de Toulouse et vécut dans la première moitié du IIIème siècle. Son nom latin Saturnius est devenu Sarni en langue d’Oc puis s’est transformé en Sernin, offrant cette appellation à la basilique.

Si la basilique est si symboliquement attachée à l’évêque toulousain, c’est qu’une vieille histoire les lie tous les deux : chaque jour, Saturnin gérait l’organisation d’une petite église et devait, pour s’y rendre, passer devant le Capitole. Il fut vite arrêté en chemin, accusé de troubler les oracles et refusant d’abjurer sa foi chrétienne face à un Empire qui incitait les citoyens à rester fidèles aux pratiques religieuses de Rome, il fut attaché à un taureau prêt à être sacrifié. La bête, torturée, se lança dans une folle course qui coûta la vie au martyr.La légende veut que deux femmes chrétiennes aient recueilli son corps à l’endroit où le taureau l’avait laissé, l’aient inhumé dans un cercueil en bois et l’aient enterré dans une profonde fosse. C’est sur cette même fosse que l’évêque Hilaire, au IVe siècle, aurait fait bâtir une petite basilique de bois qui serait devenue le haut monument que nous connaissons bien, point d’arrêt des pèlerins pour Saint-Jacques de Compostelle et lieu de vénération de Saint-Saturnin.

Pour en savoir plus...

"Histoire de Saint-Saturnin, martyr et premier évêque de Toulouse, ou Recherches historiques et critiques sur l’apostolat et le martyr de ce saint, la basilique de son nom et les reliques qu’elle renferme. ", par l’abbé Adrien Salvan, 1840.