Les JEP à la BEP en images !

 

La bibliothèque d’étude et du patrimoine, à voir sous toutes les coutures dans l’album éponyme sur Rosalis

Vous étiez près de 2000 à nous rendre visite à la BEP (Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine) samedi 15 et dimanche 16 septembre pour les Journées Européennes du Patrimoine… vous avez participé aux ateliers, visité le bâtiment, découvert les coulisses ! Petit retour en images…

…avec rattrapage possible pour les absents, puisque certains documents présentés ce jour là sont consultables dans les bibliothèques numériques, dont Rosalis bien sûr !

Un rallye vous a été par exemple proposé pour tester vos connaissances sur la bibliothèque, la chapelle des Camélites ou encore le Musée Saint Raymond… Où il était question de reconnaître notamment le personnage ci-dessous à l’origine entre 1927 et 1949 de grandes constructions à Toulouse : la piscine Nakache, la Bourse du travail… et la BEP, bien sûr.

Vous avez aussi visité le bâtiment Art déco, parcouru les magasins du sous-sol et êtes également partis à la découverte des journaux de la grande Guerre. Vous avez ainsi pu voir un numéro du Cri de Toulouse, l’hebdomadaire satirique illustré de caricatures, paru à Toulouse d’abord en 1906, puis entre 1911 et 1930. Ce journal, dont la une présentait toujours un dessin humorisitique, a livré des témoignages précieux sur la vie culturelle et politique du début du 20è siècle.

 

Vous avez pu entrer, grâce aux visites de l’exposition autour des éditions de poésie Po & Psy, dans les secrets de fabrication et d’écriture des artistes poètes exposés… et dans un autre registre, vous avez pu comparer quelques exemplaires du chaperon rouge conservés dans les magasins du Patrimoine jeunesse.

Perrault, Grimm, versions populaires : ce conte d’avertissement, de passage se rèvele au final pas uniquement destiné aux enfants. Les illustrations des Contes de Perrault par Gustave Doré par exemple donnent la mesure des lectures possibles du chaperon rouge. Dans la posture ambigüe de la fillette lors de sa rencontre avec le loup ou dans la scène du lit, la gravure  révèle l’inquiétude de l’enfant mais aussi sa curiosité, et elle se charge même dans l’illustration ci-dessous d’une dimension érotique par les cheveux dénoués et la blancheur du bras nu.

 

Le petit chaperon rouge au lit avec le loup. A voir les illustrations des « Contes » de Perrault par Gustave Doré, Hetzel, 1867

Vous avez pu approcher d’étranges manuscrits musicaux anciens dont les ratures et annotations témoignent de l’hybridation constante dans l’histoire des pratiques improvisées et du recours au support de la partition. Le « passage » à l’écrit de ces musiques, trop libres, trop mobiles, trop immatérielles, pour être saisies, n’a pas laissé indemnes la forme de ces livres, telle cette prestigieuse Messe de Toulouse du 14è, transcrite de façon éclatée et désordonnée sur les marges d’un manuscrit pré-existant.

Et aussi, pendant tout le week-end, vous avez pu accompagner les journées du Matrimoine et faire halte dans la cour de la BEP, pour en savoir plus sur l’archéologue, auteure et journaliste toulousaine du début du 20è siècle, Jane Dieulafoy, et profiter des performances de comédiennes conçues pour l’occasion.

Article sur un ouvrage de Jane Dieulafoy paru dans L’Express du Midi du 28 février 1921

 

Performance à l’occasion des Journées du Matrimoine, autour de Jane Dieulafoy

A l’année prochaine !

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