Renée Aspe (1922-1969), artiste peintre toulousaine

 

 

 

Cinquante ans après sa disparition, le Musée du Vieux Toulouse nous donne l’occasion de découvrir les différentes facettes de Renée Aspe (1922-1969) le temps d’une exposition (visible jusqu’au 28 septembre 2019). Plusieurs articles en ligne dans Rosalis nous éclairent sur le rayonnement de l’artiste née à Toulouse, mais dont les œuvres ont été largement exposées en France et dans des galeries étrangères.

Renée Aspe fait partie des artistes toulousains attachants : la fraîcheur de son point de vue, sa perception de l’instant, son choix pour les couleurs franches, pour des thèmes intimes représentés par un trait affirmé plongent le visiteur dans les particularités de Toulouse des années 1950.

 

« Le Capitole sous la neige », dans Renée Aspe, les couleurs de la vie de Monique Pujo-Monfran

Tout au long de sa vie, Renée Aspe maintient un contact avec Toulouse. Elle suit des études artistiques à l’école des Beaux-arts (1936-1939), est l’élève d’ Edouard Bouillière, puis suit à Paris l’enseignement d’André L’hote. Elle reçoit en 1939, le prix décerné par les Toulousains de Toulouse pour le paysage.

C’est au Musée des Augustins que Renée Aspe débute sa carrière avec une exposition « L’envers de la foire » en 1942, puis c’est la galerie « Chappe-Lautier » à Toulouse qui lui permet d’exposer régulièrement son travail. Elle présente également ses oeuvres au Salon des artistes méridionaux en 1944. A partir de cette date ses toiles sont présentées à Paris au musée Galliera, puis dans plusieurs villes françaises et étrangères, à Bruxelles, et elle obtient le grand prix de New-York.

Dans le Midi socialiste, un article de Jean Druille sur le Salon des artistes méridionaux de 1944, décrit tout le talent que l’artiste est en train d’acquérir, « elle [Renée Aspe] réalise de prestes pochades où les audaces de couleurs s’insèrent dans un dessin de plus en plus correct. Ajoutons à son actif un sens inné de la composition… »
Même si plusieurs institutions comme le musée des Augustins à Toulouse, la Sorbonne, le musée de Grenoble ou le musée Paul Valéry à Sète achètent ses œuvres, la plupart de ses toiles et céramiques sont détenues par des collectionneurs privés.

 

Renée Aspe, « Bateau à quai », huile sur toile 120×60, collection privée

La création du prix « Renée Aspe » par le Salon des Beaux-arts de Paris, confère à l’artiste une légitimité dans le monde de l’art.
En 1971, le musée des Augustins rend un hommage mérité à Renée Aspe à travers une grande exposition « Hommage à Renée Aspe » qui a donné lieu à un catalogue rédigé par Denis Milhau

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *